e.l@b a été invitée aux journées de l’innovation pour animer un stand « Twitter pour l’éducation ». Deux ateliers durant lesquels nous (Stéphanie et moi-même) avons montré l’humain derrière le réseau social grâce à la méthode des pelotes de laine de @batier (très efficace !) avant de présenter des exemples d’usages de Twitter dans les classes et entre les enseignants (voir l’article consacré à l’atelier). Notre public, composé d’enseignants, de chefs d’établissement, d’Inspecteurs (IEN / IPR) s’est montré particulièrement enthousiaste à la fin de l’atelier, et nous avons pu ensuite aider tout ce petit monde de l’éducation à faire ses premiers gazouillis et à se construire un réseau.
Le clou de ces journées a été la conférence d’Edgar Morin sur l’innovation en éducation. Stéphanie en a fait un « Storify » (cliquez sur l’image pour y accéder)
http://storify.com/2vanssay/apprendre-strategies-et-incertitudes
Ce grand homme a su insuffler la liberté dans le carcan des programmes, de l’amour dans les salles de classe, de la reconnaissance dans les yeux de chacun. Il a évoqué l’importance de la prise de distance par rapport à ses pratiques enseignantes (pour le prof) et par rapport à ses apprentissages (pour l’élève) et a insisté sur la nécessité de tenir un journal. Journal que nous sommes nombreux à tenir finalement, de manière plus ou moins formalisés, au travers de nos blogues et de nos conversations sur les réseaux sociaux ! Un grand moment en tous cas, à peine gâché par quelques expressions ministérielles comme le « retour aux fondamentaux » qui sonnait comme un « arrêtez de faire les guignols et revenez aux choses sérieuses ». On réécoutera le discours de Morin qui est bientôt en ligne sur le site du CNDP (?) pour s’en remettre.
Pas inintéressante non plus, la conférence de Romuald Normand qui a précédé, sur le développement professionnel des enseignants.
Le développement professionnel on Prezi
Parler de développement professionnel plutôt que de formation, c’est intégrer à la fois les interactions entre les autres acteurs de l’école dans sa formation (échanges entre pairs, écoute des élèves, échanges avec des chercheurs), et également porter un regard réflexif continu sur ses pratiques, avec l’aide de chercheurs en éducation (évaluer son impact sur les élèves, s’auto-évaluer, et chercher des solutions pour résoudre nos difficultés). Mais pour tout cela, il faut du temps… Du temps pour apprendre, du temps pour intégrer durablement ces innovations, du temps pour être efficace, du temps pour que l’innovation se diffuse… Patience ! Il a également évoqué le rôle des réseaux professionnels, des communautés de pratique. Et là, je nous ai reconnus ! C’est vrai que mon réseau me rend meilleure…
