La prise de note manuscrite est-elle supérieure à la prise de notes « tapuscrite » ?

Un article de Slate reprend une étude parue dans Psychological Science, laquelle s’est demandé : la prise de notes manuscrite, crayon et papier, est-elle plus ou moins efficace que la prise de notes sur l’ordinateur ?

Le vainqueur, c’est lui :

source Wikipedia

«Ils ont conduit une série d’études qui ont testé ce que les étudiants retenaient de conférences TED après les avoir prises en notes, soit à l’écrit, soit à l’aide d’un ordinateur qui n’était pas connecté à Internet. Et même sans Facebook, ceux qui utilisaient les ordinateurs ont moins bien répondu aux questions conceptuelles ainsi qu’à celles fondées sur les faits, lorsque le temps entre l’interrogation et le visionnage des vidéos était important.»

Si on considère la mémorisation immédiate, et puisqu’on n’a pas de raison de mettre en doute le sérieux de l’étude, alors d’accord. Mais est-ce une raison pour abandonner la prise de notes numérique ?

Pour répondre, il faut peut-être envisager la prise de notes dans un contexte plus large que la seule conférence. Une prise de notes sert en effet pendant la conférence, à fixer son esprit sur le discours, à le structurer. Mais elle sert aussi à en garder la mémoire au-delà du temps du discours lui-même. Une prise de notes papier sera archivée, relue peut-être, surlignée éventuellement. Une prise de notes numérique pourra être modifiée (le superflux supprimé, les notes reformulées, le contenu restructuré), enrichie par des liens, des vidéos, puis partagée avec d’autres. Et je ne parle pas de la prise de notes collaboratives sur un « etherpad-like » de type Framapad ! La prise de notes numériques, c’est aussi le live-tweet qu’on peut aussi retravailler a posteriori avec Storify. Bref, avant de jeter tablettes et ordis aux orties, il faut encore réfléchir un peu à ce qu’on fait, pourquoi on le fait. Le bon outil, c’est l’objet le mieux adapté à nos besoins. Encore faut-il identifier ses besoins !

Comment ça marche un e-mail ?

Il y a quelques jours j’ai lancé sur Twitter le défi suivant :

Capture3

Personnellement je serais bien incapable de le faire, et plusieurs collègues se sont déclarés dans le même cas mais vraiment intéressés de connaître la réponse.

C’est pourquoi j’ai accepté que le mari de l’une d’elle, informaticien, planche sur la question bien qu’il soit, de fait, hors course !

Il m’a autorisée à publier ici le résultat, à tester avec vos élèves et vos enfants, déjà moi j’ai compris donc c’est bon signe…

Merci à Daniel Moreda pour ce diaporama

Autre proposition, celle de Michel Guillou :

140 caractères

medium_2537309848Les twittclasses se développent, puisque l’on en compte plus de 300 en France. Dans ces classes, Twitter est utilisé pour faire écrire, pour diffuser de l’information, pour correspondre avec d’autres twittclasses. Le réseau de ces classes s’organise, le travail également.


 

Contactée par mon inspecteur de l’Éducation nationale en juin dernier pour répondre à l’appel à projets innovants du Cardie (Conseil académique en recherche-développement, innovation et expérimentation), j’ai rédigé un projet au sujet de l’utilisation du réseau social Twitter en classe de maternelle-CP. Au cours de ce travail, je me suis rendu compte que, comme dans n’importe quel projet de correspondance scolaire, il fallait que je m’assure des interactions avec les autres classes pour que certains projets d’écriture fonctionnent.

J’ai alors lancé, sur Twitter, et à tout hasard, l’idée de mettre en place un twittconseil des maitres de twittclasses, dont le but serait de se reconnaitre et de planifier un minimum les projets d’écriture. À ma grande surprise, les réponses positives ont été très nombreuses. En effet, certains enseignants, comme moi, éprouvaient quelques difficultés dans leur utilisation de Twitter en classe : lancement d’un projet qui ne trouve pas son public et ne génère aucune interaction, et donc, beaucoup de frustration de la part des élèves et de l’enseignant ; participation à un projet par l’intermédiaire d’une balise (mot clé cliquable qui permet de trier du contenu), sans réelle anticipation des minimas requis pour les élèves ; profusion de projets à certains moments de l’année, etc.

Certes, l’intérêt de ce réseau social est dans la spontanéité et l’imprévu, mais nombre d’entre nous ont besoin de baliser le chemin à faire parcourir aux élèves. C’est ce que nous avons tenté de faire un soir, fin aout dernier. Durant plus d’une heure, une trentaine d’enseignants francophones (de la Réunion au Québec, en passant par la Belgique, la Suisse et la France) de la maternelle au secondaire, ont échangé sur leurs attentes, leurs difficultés, leurs projets pour l’année à venir. Ils ont fait connaissance, ont amorcé des discussions, ont échangé des idées et planifié certains projets d’écriture pour la première période scolaire française. L’un d’entre eux a édité un tableur qui récapitule les projets et où chacun peut s’ajouter s’il veut participer.

Certains projets d’écriture sont axés sur les mathématiques, comme #geometwitt dans lequel on échange des programmes de constructions géométriques, la conjugaison (si on était #président pour s’approcher du conditionnel), ou la géographie avec #paquebotendétresse, dans lequel on demande à l’autre classe de localiser par une latitude et une longitude des bateaux dans le monde. Ces projets-là ne sont suivis que par des twittclasses de cycle 3 ou de collège. D’autres, plus humoristiques ou artistiques, sont accessibles dès le CP (#objetsamoureux, #jaimejenaimepas, #petitbonheur). D’autres encore, plus transversaux, sont ouverts de la maternelle au secondaire. C’est le cas du projet #dansmonécole. Pour les classes participantes, il s’agit, dans un premier temps, de prendre en photo des lieux de l’école et d’en indiquer le nom et la fonction. Dans un second temps, des objets sont photographiés, puis la classe demande à ses abonnés de deviner de quelle pièce de l’école provient l’objet.

Stéphanie Fontdecaba
pour l’association e.l@b

En savoir plus
Un blog collaboratif dédié
Le site des twittclasses francophones

Billet paru dans les Cahiers Pédagogiques n° 509 « Ce qui fait changer un établissement »

Crédit image : Mykl Roventine via photopin cc

Un hold-up pour TransiMOOC

Il y a quelques jours j’ai participé à un hold-up, vous savez ce dispositif où  des gangsters nous piquent nos idées pour la « bonne cause ».

Il s’agissait d’aider l’association Transapi, rencontrée aux dernières journées de l’innovation, à trouver des idées pour que des jeunes décrocheurs, ou plutôt des « décrochés », créent des MOOCs.

Voici en vidéo les 3 scénarios qui en sont sortis :

 

 

 

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3177662144_a738ac71a9e.l@b est née il y a 3 ans maintenant du désir de réfléchir aux façons de dessiner ensemble l’éducation du citoyen du 21e siècle, un citoyen engagé qui produit, consulte, diffuse l’information via Internet et ses médias sociaux tout en portant sur elle un regard éclairé et critique. Pour cela e.l@b est composée d’enseignants, de parents, d’éducateurs, de chercheurs et d’étudiants, parce que l’éducation est l’affaire de tous. e.l@b est composée de membres très actifs chacun de leur côté, souvent impliqués dans d’autres associations et dans de nombreux projets. e.l@b est un nœud de réseau qui fédère ces énergies pour faire entendre des points de vue réfléchis et ouverts sur les enjeux de notre société que le numérique nous invite à relever.

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